L’objet du crime.

Image provenant de: http://www.pharmacie-du-tillay.com

Trente-cinq après la loi Veil, la question de l’IVG en France fait le buzz ces dernier temps.

Ce mardi matin, un rapport de l’Inspection générale des Affaires sociales (Igas) a été remis au ministère de la Santé. Celui-ci  fait apparaitre la difficulté d’accès à l’interruption volontaire de grossesse et à la contraception en France. Pour palier à cela, l’Igas préconise un renforcement de la prévention, en particulier en direction des jeunes. Près de 200.000 femmes ont recours à une IVG dans notre pays, chaque années, alors que la contraception progresse. Contrairement aux idées reçues, les femmes entre 15 et 19 ans ne seraient que 15% à avoir recours à une IVG pour environs 30% de femmes âgées de 20 à 29 ans. Ce chiffre est du au fait qu’environs 20% des femmes sous pilules l’oublie au moins une fois par mois. Une méthode simple approuvée par la journaliste du « MOUV » Émilie avec sa phrase devenue culte: à 21 heure « c’est l’heure de la pilule ». Et oui l’alarme si simple et si pratique devrait réduire les risques d’oubli!

En tout cas, ce soir, M6 nous aura donner un cours tout frais payé en la matière, même si le journaliste répondant aux questions des téléspectateurs aura omi le préservatif féminin! (Et oui mesdames et messieurs le préservatif ne fait pas l’objet d’un monopole masculin). Quand à la prévention, bien que se démocratisant notamment grâce à la publicité préventive mettant en scène des jeunes, doit tout de même se faire au cœur même de l’éducation. En effet, très peu de lycée propose de vrais cours encadrés d’éducation sexuelle.

La sexualité est avant tout une affaire de corps, qu’il faut d’abord apprendre à connaitre, ce que les cours basiques de SVT au collège lycée ne permettent pas. Il est nécessaire aux élèves de s’adresser à une tiers personne pour répondre à leurs questions, ainsi que d’être en petit groupe. En effet, peu d’adolescents confieront leurs interrogations à une personne qu’ils croisent deux à quatre fois par semaines.  L’éducation sexuelle ne peut d’ailleurs pas être étudiée par palier de niveaux ou faire l’objet d’un programme stricte comme d’autres matière scolaire. Il faut donc créer un poste à part entière, et un horaire indépendant du programme scolaire. Reste à voir si avec les restrictions de postes ceci n’est pas une rêve utopique !!

Camille Pettineo.

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